Voici mon premier projet réalisé dans le cadre de ma formation MAAAV.
On s’est retrouvé, le premier jour, en petit groupe, pour produire une composition non écrite, plutôt improvisée, sur une image qui elle même était improvisée par des vidéastes pro. Une impro sur une impro. Rien de plus simple….
Bref. En voici un aperçu, réalisé dans le cadre de notre initiation à la vidéo.
Comme demain ont lieu les oraux, je n’ai plus rien à perdre à les poster ici, les dossiers sont faits. ^^
Donc, voilà. Je vous explique rapidement (surtout que j’ai quand même beaucoup de mal à dormir).
Je postule pour une école d’art appliquée : Musique appliquée aux arts visuels (ce qui concerne la peinture, mais plus particulièrement la peinture animée, l’image de synthèse animée, le dessin animée, et plus largement, les films et les jeux vidéos). C’est une formation de Master Pro (de deuxième année), à Lyon 2 (entendre par là, deuxième arrondissement de Lyon, et donc université du deuxième arrondissement).
Le sujet écrit était simple : il s’agissait de mettre en musique une présentation (virtuelle, hein, je ne pense pas que cela ce soit véritablement produit) d’un architecte qui a conçu un projet d’urbanisme relatif au soucis des réfugiés climatiques.
Aussi, je m’explique, il y a, depuis le recensement des réfugiés dans le monde (en bref, depuis le début du 20ème siècle), il existe :
- 60 % de réfugiés climatiques
- 20 % de réfugiés de guerre
- 10 % de réfugiés politiques
- 10 % de réfugié divers (entre autre, les êtres humains qui fuient des violences type conjugales, type violences aux homosexuels, etc., à ne pas confondre avec les réfugiés de religion type Tibet, ils sont comptés comme réfugiés politiques).
Ce n’est pas du tout une plaisanterie, depuis le début du 21ème siècle, il y a plus de réfugiés climatiques que tous les autres réfugiés.
Dans les REFUGIES CLIMATIQUES, il y a :
- 70% de réfugiés dont leur territoire d’origine a été immergé par l’océan.
- 20% de réfugiés dont leur territoire d’origine a été recouvert par le désert.
- 10% de réfugiés dont leur territoire d’origine n’est plus salubre de par le processus de déforestation industriel.
Aussi, ce n’est pas une blague, l’ONU a créé une antenne internationale chargée de mesurer spécifiquement les conséquences scientifiques et humaines spécifique à la montée du niveau de la mer. Car, jusque au 20 ème siècle, le niveau de la mer n’avait pas monté d’un demi centimètre, et ce depuis 6000 ans (date de la fin de la fonte de l’ère glaciaire, qui a fait monté le niveau de la mer de manière dégressive).
Depuis le 20ème siècle, le niveau de la mer augmente chaque année de plus d’un demi-centimètre, et depuis le premier satellite capable de mesuré ce niveau, soit en 1992, nous enregistrons une montée de 1 à 3 centimètres chaque année. Depuis 1992, le niveau de montée minimum sur la surface de la planète est de 3 centimètres. Il atteint des records jusqu’à 9 centimètres dans certaines zones de la surface. La conséquence, c’est qu’il existe déjà aujourd’hui 50 000 êtres humains qui ont été relogés dans l’urgence. La communauté scientifique de cette antenne de l’ONU a calculé le nombre de réfugiés climatiques à venir, en fonction d’un immobilisme dans les pratiques humaines (qui sont définitivement mise en cause dans ce désastre climatique) : en 2010, le nombre va se porter à 150 000 êtres humains, à cause de la disparition imminente d’un archipel habité dans l’océanie. En 2050, le nombre d’êtres humains à relogés si les pratiques humaines ne change pas (à entendre polution de l’atmosphère et réchauffement climatique), c’est 250 millions de personnes qui seront touchés, par l’atteinte des côtes des zones dites en forte population (Asie, Afrique et Amérique du Nord et du Sud, principalement).
Aussi, l’ONU a fait un appel d’offre pour la production d’un projet d’urbanisme capable de répondre au soucis de relogement de ces réfugiés, en planifiant non seulement des solutions à longs termes, mais également un moyen de survie à court terme.
Vincent CALLEBAUT a produit un projet appelé le Lilypad. C’est ce projet que j’ai été convié à mettre en musique, ou plus particulièrement la présentation de son projet. Le Lilypad est une sorte de cité mobile, qui navigue sur les eaux des océans, mais sans propulsion : c’est une construction dérivante. Elle est capable d’abriter 50 000 êtres humains, auto suffisante, elle produit une énergie propre, elle est conçu de telle manière à profiter des élements biologiques maritimes. Comme pour nombres de ses projets, l’architecte s’est inspiré de la nature elle-même, ici du nénuphar géant d’amazonie, pour ses fortes nervures et sa solidité. L’ensemble de la cité repose donc sur trois monts synthétiques où les activités de loisir, de commerce et d’industrie seront situées, au centre, une gigantesque mare de récupération des eaux douces de pluies, et sur la surface immergé du Lilypad se situe toutes les habitations. Le tout est parcouru de gigantesques rues.
Ma présentation avait des consignes précises : une introduction de 45 secondes appelant l’attention de l’auditeur, une partie centrale plus discrète qui laisse l’architecte présenté son projet architectural, d’une minute répétable (ici elle n’est pas répété, mais elle le peut, au millième de seconde près), une conclusion de 30 secondes évoquant l’introduction et concluant la présentation de l’architecte.
Je vous mets les liens de tout ce que je vous ais dis, et bien évidemment, le lien de ma musique, que j’ai appelé Exode Final. J’ai eu a expliqué ce que j’avais écrit, ce fut assez pénible. Je vous dirai, simplement, que ce projet me parait à la fois audacieux, salvateur, et futuriste, tout en étant (et je le pense sincèrement) profondément triste et résolument désespéré. Je considère le Lilypad comme la facture que l’homme a à payer à la nature : on lui a chié dans les bottes, maintenant, on va crever sur des radeaux de survie. C’est tout de même triste.
J’ai ni le temps, ni l’envie, et j’ai pas envie non plus qu’on me pique l’idée, juste, sachez que je travaille sur un truc important, pour la suite de mes travaux.
J’ai donc fais quelques extraits musicaux.
Ce sont des ambiances musicales qui correspondent à des classes sociales, ou des idéologies. Je vous en dirai plus, plus tard.
Voilà, je mets en ligne une vidéo. En fait, c’est un petit court métrage des Gobelins, que j’ai chopé sur Youtube. Je l’ai téléchargé, enlevé le son (donc tous les bruits, toutes les musiques.)
J’ai eu de superbes discussions avec Thomas et JB sur mes goûts musicaux. J’y repensais, là aujourd’hui, en Bibliothèque, et je me suis dis que ce serait amusant de faire ceci.
J’ai sur le PC des MP3 de musique de FF7 remixée au piano.
On m’a souvent dit, et je le sais bien, que je suis très mono-maniaque sur certains passages de musique (comme de film, d’ailleurs, maman, alex, thomas et mag se souviendront très bien du tout début de la mort vous va si bien, dont une petite seconde que je peux regarder en boucle facile 2 heures).
C’est bien simple, je réagis sur toute la musique, sous toutes ces formes. Mais, comme tout à chacun, nous avons des réactions plus ou moins facile, plus ou moins puissantes, en fonction de ce qui nous ait donné à écouter.
à force d’études, et bien sûr de pratique consciente, je sais, pour ma part, qu’elle est le moyen musical qui marche, avec moi, à tous les coups. Il existe, j’en suis persuadé, pour chacun de nous, en fonction de nos goûts, de notre éducation, de notre culture, et bien sûr de ce que nous avons déjà pu admirer, un moyen musical, même traité de manière simpliste, qui fonctionne, qui nous fait frissoner. J’en suis persuadé. ça pourrait même être le sujet d’une recherche universitaire tellement j’en suis persuadé, et tellement je suis certain que cela fonctionne.
Cela peut être de l’ordre des mots employés, dans une chanson, ou bien de l’usage d’un instrument, ou bien l’usage d’une tessiture, l’usage d’une tonalité, l’écoute d’un son à une hauteur particulière, une cadence particulière, bref, ça peut être beaucoup de choses. Ma théorie, c’est qu’il existe un moyen (simple ou complexe) qui permet de produire chez un auditeur unique, préalablement analysé et ciblé, un effet CLIMAX, (l’effet puissant qui fait frissonner, pleurer, extasier, en tout cas qui fixe l’attention à son paroxysme).
Mon moyen, c’est un signal assez complexe, mais très simple à reproduire. Accord complexe (4 sons organisés en 7ème, au minimum, une 9ème ou une 11ème peut-être encore plus joussive pour ma part). Ces accords se produisent de la façon suivante:
Do – Mi – Sol – Si (bémol ou pas) – Ré – Fa.
Voici un exemple de ce qui peut me faire jouir, mais pas brut, plutôt comme cela :
Do – Sol – Si (bémol souvent) – Ré – Mi – Fa.
Lorsque la basse de l’accord est éclatée et repose sur des intervalles larges et simples (quinte et septième), et que les notes de l’accord restantes sont produites en main droite (ou dans le registre supérieur, dans le cadre d’un ensemble orchestral), par des intervalles très serrés (Ré-Mi-Fa-Sol, par exemple).
Il faut que l’ensemble reste tonal, ou plutôt frôle les frontières du tonal, c’est à dire du « musical », dans le sens musique tempérée.
Bref, ça c’est pour l’explication musicologique. Je vous ait concotés un amas de sons extraits de mes MP3 de piano sur le PC des musique de FF7, je n’y ai gardé que les accords qui me font jouir, rien que pour voir ce que ça me faisait. C’est étrange, c’est moins frissonant (la lumière ne se voit que dans l’obscurité), mais par contre, je ne m’en lasse pas. Ce n’est que 50 secondes de musique que j’écoute en boucle depuis deux heures, et ça ne me dérange pas le moins du monde.
Je ne vais pas vous compliquer trop la vie. Je vous laisserai donc simplement googeuler comme moi ce qu’un ami (JB) m’a fait découvrir. Sinon que Dave Soldier, un compositeur de notre temps, a fait de multiples recherches sur l’esthétique musicale du monde de la chanson populaire, et à chercher ce qui culturellement, dans notre civilisation judéo-chrétienne occidentale, nous rebutte le plus.
Voici donc, la chanson la plus mauvaise, la plus détestable, selon ses recherches. Pensez le délire:
Je vous avez fais entendre un dernier ti chose ici. Ayant fais l’aquisition d’une bien meilleure banque de son, je vous fais part de la simple modification des choeurs, j’ai rajouté deux trois trucs par ci par là.
Fidja, et toute une clique, débarque à Murelle (voir plus bas). Ils découvrent cette société, leur moeurs. Ils s’y reposent. Au réveil, au petit matin. Un garçonnet prends place sur une espèce de trone en bois, en réalité des lianes de branches entrelacées, semble t-il naturellement, et les habitants de l’arbre s’assoient alors à même le sol-branche, afin d’écouter l’histoire (ça ressemble à une véritable place, mais c’est en réalité, une branche).
Le garçon raconte à l’assemblée le rêve qu’il a fait, de leur Dieu, qui s’est mêlé à la folie d’un homme pour prendre racine sur terre, et profiter de cette occasion pour pouvoir agir un peu sur le sol. Il y raconte que son amour, une femme, en sera sacrifiée, et qu’une gestation étrange donnera naissance à une jeune femme qui portera le monde sur ses épaules. Cette jeune femme serait l’incarnation de leur Dieu, et devra apprendre à supporter et à se guider vers ce destin. Elle y perdra son père, cet homme, contre qui elle aura à se battre pour que cesse la corruption de ce monde.
Dans un premier temps, dans la musique, nous entendons le commencement du conte de l’enfant, son rêve de la nuit dernière, dans ce cadre atypique, dans un calme religieux. A la première reprise, Fidja comprends que cette histoire la concerne de très près, et prends conscience de l’identité de son père, et de sa naissance floue. La Deuxième partie piano/violoncelle, est une image de l’homme en question, une caméra aérienne s’approche en tourbillonant autour d’une tour, tout en s’elevant, au sommet, un immense bureau très propre, à la lumière tamisée, nous montre cet homme assis sur un fauteuil, à son bureau placé au strict centre de l’immense pièce ovale. Les bras croisés, et les poings fermés, cet homme a les yeux fermés, les tempes vives et mouvementés. D’un violent geste, il balance l’intégralité de son bureau, c’est à dire son bureau lui même et tout son contenu dans les airs, sans rien faire d’autre que de balancer sa main violemment dans l’air, comme pour ne balancer au sol qu’un petit verre. Un ralenti soudain nous laisse apprécier l’envolée de tout l’ensemble, et l’explosion en slow motion du bureau entier contre le mur, lui, extrèmement solide, et resistant à ce, pourtant terrrible, choc.
Un bout que j’ai fini depuis longtemps, mais je me suis rendu compte qu’il n’était pas mis sur le blog.
Petit bout d’histoire! :
Ligamé a perdu tout souvenir. Il ne se souvient plus de ce qu’il est, qui il est, d’où il vient. De petites bribes lui reviennent assez aléatoirement. Il va s’allonger et s’endormir pour la première fois, depuis cette amnésie totale, chez Fidja, la première fois qu’ils vont se rencontrer. Le pauvre, ressemblant à une mouette échouée sur la plage, cette dernière l’a recueilli (en très très bref, hein…). Bref, pendant qu’il dort, il voit :
-Une lumière intense mais largement floutée. Il est comme enfermé dans un oeuf, dans lequel un liquide l’entoure totalement. Bizarrement, il ne ressent aucun effet de suffocation; un peux la paix de la vie embryonnaire. Il perçoit à l’oreille des bruits informatiques, des bips, des tapottements de claviers, voire quelques voix dont le dialecte n’est pas audible. Puis lentement, un amas de chair assez infecte s’avance devant lui, comme si cette chose pénètrait cette capsule, finalement très fine, et peu hermétique. Une genre de machoire s’approche subitement de son visage.
Nous verrions tout ça à la première personne. De manière assez courte. L’amas de chair, lui, n’est plus flou, lorsque l’étrange machoire surnaturelle se rue sur la caméra.